Glossaire patrimonial
Glossaire — Épargne & Placements financiers
Les mots de l’épargne financière et des placements expliqués simplement, avec pour chaque terme une définition claire et un exemple chiffré concret.
Épargne & Placements financiers
15 notions clés des enveloppes fiscales et des produits d’investissement, expliquées en langage courant avec un exemple chiffré pour chacune. D’autres thématiques (retraite, immobilier, succession…) complètent ce glossaire patrimonial.
PFU / Flat Tax
Le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), ou « flat tax », est un taux d’imposition forfaitaire de 31,4% depuis le 1er janvier 2026 (12,8% d’impôt sur le revenu + 18,6% de prélèvements sociaux) qui s’applique par défaut aux revenus et plus-values de la plupart des placements financiers (compte-titres, PEA avant 5 ans, dividendes). Une option pour le barème progressif de l’impôt sur le revenu reste possible si elle est plus favorable.
Abattement assurance-vie après 8 ans
Après 8 ans de détention d’un contrat d’assurance-vie, les rachats bénéficient d’un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple soumis à imposition commune), au-delà duquel le taux d’imposition est réduit à 7,5% (contre 12,8% avant 8 ans), hors prélèvements sociaux de 17,2%.
PEA (Plan d’Épargne en Actions)
Le PEA est une enveloppe dédiée à l’investissement en actions européennes, plafonnée à 150 000 € de versements, dont les gains sont exonérés d’impôt sur le revenu (hors prélèvements sociaux) après 5 ans de détention. Un retrait avant ce délai entraîne en principe la clôture du plan.
Contrat de capitalisation
Placement financier au fonctionnement proche de l’assurance-vie (mêmes supports, même fiscalité après 8 ans), mais sans clause bénéficiaire : il n’est pas dénoué au décès et entre dans la succession. Il peut être souscrit par une société soumise à l’impôt sur les sociétés, contrairement à l’assurance-vie.
Unités de compte (UC)
Supports d’investissement (actions, obligations, immobilier via SCPI, fonds diversifiés…) proposés au sein d’un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation, par opposition au fonds euros. Leur valeur n’est pas garantie et évolue avec les marchés financiers, ce qui expose à un risque de perte en capital.
Fonds euros
Support d’investissement propre à l’assurance-vie et au contrat de capitalisation, dont le capital versé est garanti par l’assureur (hors frais), majoritairement investi en obligations. C’est le seul support de ces contrats offrant une garantie en capital, en contrepartie d’un potentiel de performance plus limité que les unités de compte.
Gestion pilotée
Mode de gestion dans lequel les arbitrages entre supports d’un contrat d’assurance-vie sont délégués à une société de gestion, selon un profil de risque choisi (prudent, équilibré, dynamique). Des frais de gestion pilotée s’ajoutent aux frais habituels du contrat, en contrepartie de cette délégation.
Private Equity
Investissement dans le capital d’entreprises non cotées en bourse, généralement via un fonds dédié. Il vise un potentiel de performance supérieur aux marchés cotés sur le long terme, en contrepartie d’un blocage des fonds sur plusieurs années et d’un risque de perte en capital et de liquidité élevé.
FIP/FCPI (réduction d’impôt sur le revenu)
Fonds d’Investissement de Proximité et Fonds Communs de Placement dans l’Innovation : deux véhicules qui investissent dans des PME non cotées (régionales pour le FIP, innovantes pour le FCPI), dont certains ouvrent droit à une réduction d’impôt sur le revenu. Depuis le 21 février 2026, seuls les FCPI investis dans des jeunes entreprises innovantes (JEI) et les FIP Corse et Outre-mer donnent droit à une réduction de 30% des sommes versées, sous conditions de plafond et de conservation des parts (jusqu’au 31 décembre de la 5e année suivant la souscription) ; les FIP classiques n’en bénéficient plus. Côté plafonnement des niches fiscales : les FIP Corse et Outre-mer entrent dans le plafonnement global des niches fiscales (10 000 €, porté à 18 000 € en outre-mer), alors que les FCPI investis en JEI en sont exclus mais relèvent d’un plafond spécifique d’avantage de 50 000 € cumulés sur 2024-2028 (législation en vigueur, à vérifier selon votre situation).
Produit structuré
Placement financier dont le rendement et la protection du capital sont définis à l’avance selon une formule liée à l’évolution d’un indice ou d’un panier d’actions, sur une durée déterminée. Il combine potentiel de gain conditionnel et, selon les produits, une protection partielle du capital (jamais une garantie totale hors défaut de l’émetteur).
Capital garanti vs capital à risque
Un placement à capital garanti restitue au minimum la somme investie (hors fiscalité et frais), comme le fonds euros d’une assurance-vie. Un placement à capital à risque n’offre aucune garantie de ce type : sa valeur peut être inférieure, voire nulle, au terme (unités de compte, private equity, FIP/FCPI, produits structurés au-delà de leur seuil de protection).
Diversification
Principe consistant à répartir une épargne entre plusieurs classes d’actifs, zones géographiques ou enveloppes fiscales, afin de réduire l’impact d’une contre-performance isolée sur l’ensemble du patrimoine financier. La diversification réduit le risque global sans l’éliminer ni garantir la performance.
Horizon de placement
Durée pendant laquelle un épargnant prévoit de ne pas avoir besoin des sommes investies. Il détermine le niveau de risque qu’il est raisonnable d’accepter : plus l’horizon est long, plus une prise de risque financière (actions, private equity) peut se justifier, le temps permettant d’absorber les fluctuations de marché.
Liquidité
Capacité à récupérer rapidement les sommes investies sans perte de valeur liée au délai ou à l’absence d’acheteur. L’assurance-vie et le PEA sont des placements liquides (rachat possible à tout moment). Le private equity et les FIP/FCPI sont peu liquides : les parts sont bloquées plusieurs années, sans marché secondaire actif pour les revendre avant terme.
Clause bénéficiaire
Clause d’un contrat d’assurance-vie désignant la ou les personnes qui recevront le capital au décès du souscripteur, hors succession classique et avec un cadre fiscal spécifique. Elle doit être rédigée avec soin et mise à jour au fil des évolutions familiales. Le contrat de capitalisation, à l’inverse, n’a pas de clause bénéficiaire.