Expertise

Private Equity — investir dans les entreprises non cotées

Un accès au capital des entreprises qui ne passent pas par la Bourse, pour qui accepte d’attendre.

Pourquoi s’intéresser aux marchés non cotés

Le Private Equity consiste à investir au capital d’entreprises non cotées en Bourse — de la jeune entreprise en développement (capital-innovation) à la PME/ETI en transmission (LBO), en passant par le capital-croissance. Historiquement réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes, ce segment s’est progressivement ouvert aux particuliers via des fonds dédiés (FCPR, FPCI), avec des tickets d’entrée aujourd’hui accessibles à partir de quelques dizaines de milliers d’euros selon les fonds.

L’intérêt principal : une prime de non-liquidité et d’illiquidité potentiellement rémunératrice sur longue durée, une décorrélation partielle avec les marchés cotés, et une diversification réelle d’un patrimoine souvent concentré sur l’immobilier et l’assurance-vie en unités de compte classiques.

Notre approche — sélectionner le véhicule, pas le pari individuel

Nous n’investissons jamais dans une entreprise en direct pour le compte d’un client particulier. Nous sélectionnons des fonds de Private Equity (FCPR, FPCI, ou unités de compte de private equity logées en assurance-vie) gérés par des sociétés de gestion établies, sur des critères de track record, de stratégie d’investissement (capital-risque, capital-développement, LBO, secondaire), et de diversification du portefeuille sous-jacent — un fonds investit généralement dans 15 à 40 entreprises, ce qui mutualise le risque de défaillance individuelle.

Deux modes d’accès. En direct via un FCPR/FPCI (fiscalité de la plus-value mobilière, avec un cadre d’exonération sous conditions de durée de détention pour certains véhicules), ou via une unité de compte de private equity logée dans un contrat d’assurance-vie ou de capitalisation (cadre fiscal de l’enveloppe, liquidité théorique du contrat même si le sous-jacent reste illiquide).

L’horizon prime sur le rendement affiché. Un fonds de Private Equity a une durée de vie généralement comprise entre 8 et 12 ans (appels de fonds progressifs puis période de désinvestissement) — nous ne le proposons jamais comme une réponse à un besoin de liquidité à moyen terme.

Deux profils typiques

Dirigeant ayant cédé son entreprise, capital disponible, appétence au risque entrepreneurial

Allocation de 5 à 10 % du patrimoine financier sur 2 ou 3 fonds de Private Equity aux stratégies complémentaires (capital-croissance, LBO), en diversification d’un patrimoine par ailleurs concentré en immobilier et assurance-vie.

Cadre supérieur, horizon retraite long, poche de diversification

Souscription progressive via des unités de compte de private equity logées en assurance-vie, pour capter la prime d’illiquidité sans sortir du cadre fiscal de l’enveloppe, sur un horizon d’investissement de 10 à 15 ans.

Points de vigilance

  • Le Private Equity présente un risque de perte en capital, partielle ou totale. Les entreprises non cotées, en particulier les jeunes entreprises, ont un risque de défaillance plus élevé que les grandes valeurs cotées.
  • L’investissement est fortement illiquide : le capital est immobilisé sur la durée de vie du fonds, sans marché secondaire organisé comparable à celui des actions cotées ou même des SCPI.
  • Les appels de fonds sont progressifs (généralement sur 3 à 5 ans) et le calendrier de restitution du capital dépend du rythme de désinvestissement du fonds — il n’y a pas de date de sortie garantie.
  • Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et les frais de gestion des fonds de Private Equity sont généralement plus élevés que ceux des fonds actions classiques.

Questions fréquentes

Quel est le ticket d’entrée minimum en Private Equity ?

Cela dépend du véhicule : certains FCPR/FPCI grand public sont accessibles à partir de quelques milliers d’euros, tandis que d’autres fonds plus institutionnels démarrent à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Une unité de compte de private equity en assurance-vie permet généralement un ticket d’entrée plus faible.

À titre d’exemple : pour 30 000 € investis sur un FCPR diversifié (15 à 40 lignes), avec une hypothèse illustrative de performance nette annualisée de 6 % sur 10 ans — un ordre de grandeur raisonnable pour ce type de fonds, sans qu’il constitue une promesse de rendement ni une garantie —, le capital simulé atteindrait environ 53 700 € à l’échéance, avant fiscalité. Cette illustration ne préjuge en rien de la performance réelle du fonds, qui peut aussi être négative.

Quelle est la différence entre capital-risque, capital-développement et LBO ?

Le capital-risque finance de jeunes entreprises innovantes à fort potentiel mais au risque élevé. Le capital-développement accompagne des PME déjà rentables dans leur croissance. Le LBO (Leverage Buy-Out) finance la transmission ou le rachat d’entreprises matures, souvent avec effet de levier bancaire. Ces stratégies ont des profils de risque et d’horizon différents.

Peut-on sortir avant la fin de vie du fonds ?

En direct via un FCPR/FPCI, la sortie anticipée est en général difficile, faute de marché secondaire liquide. Via une unité de compte en assurance-vie, le contrat reste théoriquement liquide, mais la valorisation de la part de private equity peut être décotée en cas de sortie anticipée du fonds sous-jacent.

Quels sont vos frais sur un fonds de Private Equity ?

Nous percevons une commission de la société de gestion du fonds ou de l’assureur teneur du contrat, intégralement communiquée avant toute souscription, en plus des frais de gestion propres au fonds (souscription, gestion annuelle, performance le cas échéant).

À titre d’exemple : sur un ticket de 50 000 €, des frais de gestion annuels courants de l’ordre de 2 % représenteraient environ 1 000 € par an prélevés sur la performance du fonds, en plus d’éventuels frais de souscription ou de performance — le détail exact varie selon chaque fonds et vous est communiqué avant toute décision.

Simulateur — Projection d'un investissement en Private Equity

Un placement illiquide sur un horizon long (souvent 8 à 10 ans), en contrepartie d'un potentiel de performance supérieur.

Projection indicative

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Capital estimé à l'échéance
Montant investi—
Plus-value potentielle—
Le Private Equity est un placement illiquide : les fonds sont bloqués pendant toute la durée du fonds (souvent 8-10 ans). La performance visée n'est jamais garantie et le risque de perte en capital, y compris totale, est réel.

Évaluer une allocation en Private Equity

Prenez rendez-vous avec un conseiller ou faites une simulation personnalisée pour déterminer si ce segment a sa place dans votre allocation, sur quel horizon et selon quel montant.